Rupture affective
 
Quand on vit une rupture affective la grande tentation est de se cacher… de se replier sur soi. Mais, attendre que " ça passe " est l'erreur à ne pas faire.
C'est la meilleure façon pour que s'empoisonne la blessure. C'est la meilleure manière pour se couper de nos moyens de renaître à la vie. La rupture affective atteint notre identité propre. On peut y perdre les repères les plus solides de notre vie. Selon le cas, s'activera une colère fondamentale ; la sensation d'avoir été rejeté, ou abandonné. Le sentiment d'être coupable de quelque chose peut s'en mêler. Parfois la jalousie qui déchire ou le sentiment d'injustice. La sensation de vide, ou la mésestime de soi, la peur désormais du lendemain. Quelque soit l'histoire vécue, on peut guérir assez vite de ces chagrins pourtant si violents.

Il ne s'agit pas d'effacer notre histoire, il s'agit de la digérer, de l'intégrer, et de repartir sur des bases nouvelles en étant plus fort d'avoir assumé cette épreuve, car le risque est gros de la négation de soi. Le danger est de choisir de ne plus aimer, et l'on croit ainsi se protéger !

Parfois on se met dans la psychologie de se venger. Animé de tels sentiments les prochaines relations ne pourront être heureuses. Parfois on s'engouffre l'amertume, et on rumine sans cesse. Ou l'on se laisse séduire par le désespoir. Toutes ces attitudes sont des façons de ne pas guérir, de rester en " présence " du lien pourtant clos. Qui n'a pas connu un jour cela ?
Le fait d'en parler, dans un climat de confiance ou l'on n'a rien à prouver, rien à cacher, ni nos sentiments, ni nos désespoirsest déjà un grand pas.

Une rupture affective est une épreuve " à vivre ". On a besoin de s'exprimer, d'être compris, d'être encouragé. Et comme toute notre vie affective future dépend de ces guérisons, de même que votre santé d'ailleurs, le jeu en vaut la chandelle.